Cette campagne Ulule rend fous les Romains ici:
https://fr.ulule.com/asterix-une-histoire-totale/
La coolitude du livre est manifeste là:
LE PRIX ARTHUR C. CLARKE POUR QUAND LES LOUPS REVIENDRONT
C’est le roman de la Britannique E. J. Swift qui a été couronné cette année par le prestigieux prix Arthur C. Clarke, et publié chez nous en juin dernier chez Bragelonne. En 2070, deux femmes s’assoient autour d’un feu un soir de Beltaine, la veille du 1er mai, et reviennent sur l’histoire de leur vie. Lucy, la militante, évoque ses premiers souvenirs d’enfance quand on la confie à ses grands-parents lors de la pandémie de 2020 et qu’elle découvre l’amour de sa grand-mère pour les oiseaux. Hester, la documentariste, née le jour de la catastrophe de Tchernobyl, se rend sur l’ancien site nucléaire en2021 afin de filmer sa population de chiens errants, et y découvre la zone d’exclusion désormais sauvage ainsi qu’un chien-loup. Pendant cinquante ans, leurs parcours les emmènent de Londres à Balmoral au Somerset, au gré des manifestations, des ruptures familiales et des drames personnels. Lucy se bat pour restaurer les habitats naturels abîmés de Grande-Bretagne et réintroduire les espèces qui partageaient autrefois cette île, tandis que Hester s’efforce de donner une voix à ceux qui n’en ont pas. Toutes deux rêvent du jour où les loups reviendront… Un roman dont Kim Stanley Robinson écrit : «Un roman saisissant. Il révèle une grande compréhension des canidés, un grand sens du langage humain, et un grand amour du monde, notamment ce monde futur que nous façonnons». Créé en 1987 en hommage à l’écrivain britannique Arthur C. Clarke, le Arthur C. Clarke Award s’est imposé comme l’une des distinctions majeures de la science-fiction au Royaume-Uni, en récompensant des œuvres innovantes et souvent engagées sur les grands enjeux contemporains.Il contribue à donner une reconnaissance littéraire et culturelle à la science-fiction, au-delà de son public traditionnel. Parmi ses lauréats les plus célèbres figurent Margaret Atwood pour La Servante écarlate (1987), ou Kazuo Ishiguro et Colson Whitehead.
LE POLAR SELON TADE THOMPSON
Accompagnée de sa mère Bea, la petite Chelsea rentre chez elle en chantonnant. Mais quelqu’un les a suivies, qui les massacre sans un mot avec un tuyau de plomb. Nous sommes à Londres, l’affaire est confiée à la détective Eve Stevens, une femme plutôt étrange (elle mange des araignées tout en recrachant leurs pattes) qui vit avec un infographiste tout aussi bizarre qu’elle. Sa première surprise, alors que les deux cadavres sont autopsiés, est de constater avec le praticien que les corps sont en réalité meublés d’une substance chimique inconnue. Alors qu’elle a fini par repérer le profil d’un suspect possible, un certain Storm Guieppe, et qu’elle se rend chez lui, son environnement se trouble et elle se retrouve prisonnière d’un caveau de briques refermé autour d’elle. Qu’a-t-il bien pu se passer ? Avec Les Expiateurs, Tade Thompson, cet auteur britannique originaire du Nigéria qui s’était fait déjà remarquer avec la trilogie des Meurtres de Molly Southbourne, nous enferme insensiblement dans univers équivoque où rien n’est ce qu’il semble être, ni personne, Eve Stevens comprise. Au point que ce qui démarrait comme un polar à énigme classique écrit dans un style qui l’est tout autant se transforme en une sorte de sf cosmique encastrée dans les 150 pages de réclame la collection réservée aux novellas qui l’accueille, et dont on peut se demander s’il s’agit d’un texte suprêmement astucieux ou d’un foutage de figure dans les grandes largeurs. Pour parfaire son opinion, lire de tout urgence cette nouveauté déstabilisante (Le Bélial’ – Une Heure lumière).
LA GALAXIE COMME ESPACE COMMERCIAL
Lenoor Guérin et son co-pilote et Hummel sont de petits transporteurs spatiaux travaillant pour la compagnie galactique l’AlianCo. Alors qu’ils vont livrer du matériel sur Arrhénius, une colonie comme tant d’autre isolée dans l’infini, leur appareil se crashe au milieu de la ville. Si Lenoox s’en titre sans mal, son compagnon, gravement atteint, doit être amputé d’un bras, remplacé par une prothèse métallique et, pire, ne peut plus se déplacer qu’en chaise roulante. Être rapatriés, ce qu’ils réclament, cela peut prendre des années, tant Arrhénius est à l’écart des routes spatiales. Mais voilà que Lenoox découvre un alcool local qui ne demande qu’à être vendu. Pourquoi, avec Hummel, ne créeraient-ils pas leur propre compagnie ? Oui mais un contrat les lie toujours à l’Alian. Et alors qu’ils réussissent à quitter Arrhénius pour atteindre un nouveau port, Shinarat, «petite planète ingrate», ils se crashent de nouveau. Mais, cette fois, est-ce bien un accident ? Spire, adapté d’un roman de Laurent Genefort est un space-opera bien loin des Guerres des étoiles, n’ayant d’autre sujet que le commerce soumis au capitalisme toujours sans foi ni loi, eût-il l’espace infini comme champ d’action, ce qu’avait déjà exploité Poul Anderson, dont Genefort a compris la leçon. Scénarisé par Luc Brunschwig pour un dessin classique mais harmonieux d’Adrien Villesange qui sait très bien différencier les différents mondes traversés avec leurs habitants et créatures et que les couleurs d’Axel Gonzalbo enrichissent avec art, voilà 100 planches, sans oublier les dessins préparatoires, qui changent agréablement des batailles aux rayons laser (Les Humanoïdes Associés).
PHILIP K. DICK S’INVITE CHEZ MÉTAL HURLANT
Y a-t-il encore des choses à découvrir chez Dick ? «La culture pop l’a intégré si violemment qu’elle l’a oublié : Matrix, Black Mirror, les deepfakes, les IA qui tiennent compagnie le soir… c’est lui qui a tapé tout ça à la machine, sous amphétamine ». C’est ainsi que Jerry Frissen introduit le père de Blade Runner dans ce n° de Métal, le vingtième, sous une couverture qui pourrait être plus attirante, au sein de ses habituelles 270 pages regroupant pas moins de 25 histoires courtes crées par des auteurs venus de tous pays. De la plus longue et la plus classique (Votre manuscrit n’a pas été retenu, d’Aurélien Maury) à Enfin le succès ! (Koren Shademi) qui permet de parler au fantôme de l’auteur, de la plus esthétique (Monade Aniconique de Jacques Desprès), la seule en noir en banc à la plus… dickienne, Dieu est un fumeur de Havane, qui bénéficie du dessin du toujours impeccable Afif Khaled et où un individu incarne successivement 800 957 480 596 357 occurrences. Restent 21autres récits à découvrir, et plusieurs études, dont trois lettres inédites de Dick et un entretient avec Sébastien Vaniček sur Evil Dead Burn. Il n’y a plus qu’à se précipiter…
LE SABRE DES GARDIENS À L’ÉTRANGE FESTIVAL
Consacré au cinéma de genre sous toutes ses formes, L’Étrange Festival nous donne rendez-vous pour sa 32e édition du 1er au 12 septembre au Forum des Images.
L’Étrange Festival propose une programmation riche en œuvres singulières, audacieuses et hors du commun. Le tout dans un espace privilégié de découverte, invitant à explorer des univers cinématographiques surprenants et originaux.
Le Sabre des gardiens (Blades of the Guardians) de Yuen Woo-ping sera présenté en film d’ouverture du festival, avant sa sortie salles le 25 novembre, et en compétition dans la catégorie “Grand Prix Nouveau Genre Canal+”, et pour le “Prix du Public” de la compétition internationale de longs métrages. Réalisé par le légendaire chorégraphe d’arts martiaux Yuen Woo-ping, à qui l’on doit notamment les scènes de combat de Tigre et Dragon, Crazy Kung Fu, Matrix et Kill Bill, Le Sabre des gardiens (Blades of the Guardians) s’impose comme un wuxia épique et spectaculaire.
PRESSE : Lucie Mottier
lucie@carlottafilms.com
01 42 24 87 89
YGGDRASIL 2026 À LYON
Yggdrasil Fort Fort Lointain revient les 5 et 6 septembre 2026 à l’Hippodrome de Parilly, près de Lyon. Pour sa 11e édition, le festival consacré aux cultures de l’imaginaire fait une nouvelle fois dialoguer fantasy, littérature, illustration, jeux et spectacle vivant, avec un nouvel espace consacré aux Vikings et aux dragons.
Baptisé Drakenfjord, ce nouveau village s’inspire des grands imaginaires vikings et draconiques nourris par la littérature, le cinéma et la pop culture. Un drakkar grandeur nature, une quarantaine de dragons, des décors nordiques et différentes animations transformeront une partie du festival en territoire de fantasy à explorer. Le livre conservera une place importante dans la manifestation. Un nouveau chapiteau extérieur sera entièrement réservé aux auteurs et illustrateurs de l’imaginaire, avec rencontres, dédicaces et échanges autour de la création des mondes de fantasy. Gwengel présentera Le triomphe de Loki, saga contée inspirée des mythes nordiques, tandis que le Naheulband, né de l’univers du Donjon de Naheulbeuk, sera la tête d’affiche du retour des concerts après quatre années d’absence. Talers, La Rioule et Avaland compléteront cette programmation musicale aux influences fantasy, médiévales et épiques, sans oublier les spectacles de rapaces et équestres, le tir à l’arc ou encore lancer de haches.
Contact : hb@actualitte.com
Jean-Pierre ANDREVON







